Le débat autour de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 continue de susciter des réactions dans la classe politique sénégalaise. Abdoul Aziz Paye, secrétaire général du Mouvement républicain sénégalais (MRS), critique vivement l’attitude des députés de la majorité parlementaire, qu’il juge trop préoccupés par les confrontations politiques au détriment des intérêts de la Nation.
Dans une tribune intitulée « Le piège de l’insouciance parlementaire : quand le dogme paralyse l’État », Abdoul Aziz Paye établit une comparaison entre la première alternance politique de 2000 et la situation parlementaire actuelle.
Il rappelle qu’à l’époque, malgré les tensions liées au changement de pouvoir entre le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais, les parlementaires avaient su privilégier la continuité de l’État et la stabilité économique du pays.
Une attitude qu’il oppose au comportement des députés de la majorité actuelle. Selon lui, leur suprématie numérique ne devrait pas les conduire à adopter des positions qu’il considère comme idéologiques et déconnectées des préoccupations nationales.
Le responsable politique estime notamment que les blocages autour des textes financiers, en particulier la Loi de finances rectificative, risquent de fragiliser davantage la situation économique du Sénégal.
Il met également en garde contre les conséquences de ces tensions sur les relations avec les partenaires financiers et sur les populations déjà confrontées à la cherté de la vie et aux difficultés économiques.
Pour Abdoul Aziz Paye, le contrôle parlementaire ne doit pas devenir un moyen de régler des comptes politiques ou de défendre des intérêts partisans. Il appelle ainsi les députés à faire preuve de davantage de responsabilité et à placer les intérêts supérieurs du pays au-dessus des considérations politiques.
En conclusion, le secrétaire général du MRS invite les acteurs politiques à mettre fin aux confrontations et à privilégier l’apaisement. « La République a besoin de sérénité », insiste-t-il.
