Un maître coranique a été exécuté publiquement par des djihadistes jeudi soir, 21 mai 2026, dans le nord du Mali. Selon des sources locales citées par l’AFP, ses bourreaux lui reprochaient de ne pas « pratiquer le bon islam ».
Salam Abdoul Maïga, la victime, enseignait le Coran dans la localité de Tonka, relevant de la région de Tombouctou. C’est là que des hommes armés assimilés à des groupes djihadistes sont venus l’arrêter et l’exécuter publiquement dans la soirée de ce jeudi.
Les djihadistes sont venus hier (jeudi) vers 18h45. Ils ont arrêté Salam Maïga qui est maître à Tonka dans une médersa. Ils l’ont exécuté parce que, pour eux, il ne pratiquait pas le bon islam », a déclaré à l’AFP un élu local sous couvert d’anonymat en raison du contexte sécuritaire. Une source sécuritaire malienne a également confirmé « l’exécution par les terroristes » du maître coranique.
La localité de Tonka, où la présence des forces étatiques est quasi inexistante, est régulièrement confrontée à des violences attribuées aux groupes armés djihadistes actifs dans le nord du Mali. Plusieurs assassinats ciblés y ont été enregistrés ces derniers mois, provoquant une vive émotion au sein de l’opinion publique malienne.
En novembre dernier, l’exécution publique de la tiktokeuse Mariam Cissé, accusée par des djihadistes de soutenir l’armée malienne, avait suscité une onde de choc dans le pays. Quelques mois plus tard, en mars, Amadou Baba Baby, présenté comme un soutien du gouvernement central, avait été abattu à bout portant devant sa boutique dans cette même localité.
