La Commission de la justice de la Chambre basse du Parlement espagnol a adopté, jeudi, une proposition de loi visant à accorder la nationalité espagnole aux Sahraouis nés avant février 1976, date marquant la fin de la présence coloniale espagnole au Sahara occidental.
Depuis ce vote, le Polisario n’a émis aucun commentaire officiel. Son agence de presse a ignoré l’événement, à l’instar de ses principaux représentants en Espagne, notamment Abdellah Arabi. Ce silence tranche avec l’activisme affiché par ce dernier quelques mois plus tôt. En avril, il avait pris part à une réunion au siège de la Chambre des députés, dédiée à l’examen des moyens de débloquer le dossier de l’octroi de la nationalité espagnole aux Sahraouis. Cette rencontre avait rassemblé plusieurs parlementaires de formations traditionnellement favorables aux positions du Front, comme Sumar.
Après l’adoption du texte, certains médias proches du Polisario se sont simplement contentés d’appeler l’Espagne à «honorer sa dette envers le peuple sahraoui en l’aidant à garantir son indépendance», sans mentionner la proposition de loi ni le vote au Parlement.
