C’est le grand coup d’envoi de la saison estivale pour la diaspora. Du 15 juin au 15 septembre, le Maroc et l’Espagne déploient une logistique conjointe d’une ampleur inédite. L’objectif de cette édition 2026 ? Encadrer le transit record de plus de 3,5 millions de voyageurs en misant sur l’anticipation et la technologie.
Le défi logistique est colossal, et l’organisation mise en place se devait d’être à la hauteur de ce record d’affluence attendu. Du côté marocain, la Fondation Mohammed V pour la Solidarité reprend son rôle de chef d’orchestre incontournable de l’événement. Dès l’ouverture de la campagne, des centaines d’agents d’accueil et d’assistance médicale seront déployés sur les quais des principaux points de transit du Royaume, avec une concentration particulière sur les ports névralgiques de Tanger Med, Nador et Al Hoceïma.
La grande nouveauté de cette édition 2026 réside dans l’intégration d’outils numériques avancés permettant de cartographier et de suivre les flux de voyageurs en temps réel. Ce renfort technologique, qui vient appuyer le dispositif humain, poursuit une ambition claire : laisser moins de place à l’improvisation et offrir une meilleure lisibilité de la situation, tant pour les passagers que pour les gestionnaires des terminaux.
De l’autre côté de la Méditerranée, à Algésiras et Sebta, les autorités portuaires espagnoles ont préparé des protocoles de gestion spécifiques. L’enjeu prioritaire est d’accélérer les contrôles douaniers pour désengorger les terminaux et éviter les interminables files d’attente qui, lors des traditionnels pics de fréquentation de juillet, se sont parfois transformées en épreuve redoutable pour les familles.
Pour accompagner cet impressionnant mouvement de masse, les différentes compagnies de ferry opérant sur le détroit de Gibraltar ont revu leurs capacités à la hausse, programmant des rotations supplémentaires sur les axes maritimes les plus sollicités.
En complément, la mise à disposition d’applications mobiles permet désormais aux automobilistes de surveiller l’état de leur traversée en direct. Si cette innovation peut ressembler à un simple détail logistique, elle change radicalement la donne sur le terrain.
L’accès à une information actualisée s’avère précieux lorsqu’il faut patienter de longues heures avec des enfants sur le parking d’un port andalou. Conscients des images des années précédentes, où l’épuisement s’emparait parfois des voyageurs avant même le début de l’embarquement, les deux pays font cette année le pari de l’anticipation pour garantir aux Marocains résidant à l’étranger un retour au pays dans les meilleures conditions possibles.
