Le mardi 9 juin 2026, la sûreté urbaine du commissariat central de Rufisque a été alertée par le médecin gynécologue du Centre hospitalier Youssou Mbargane Diop d’un cas suspect de tentative d’avortement provoqué. La patiente, A. Samb, 29 ans, femme de ménage domiciliée au quartier Guendel à Rufisque, a été placée en garde à vue pour tentative d’avortement. L’enquête a révélé un contexte
A.Samb était hospitalisée en observation au Centre hospitalier Youssou Mbargane Diop depuis le samedi 7 juin 2026, soit deux jours avant l’alerte. C’est son état clinique préoccupant qui a conduit le médecin gynécologue à contacter les policiers, suspectant une tentative d’avortement provoqué.
Une équipe de la police judiciaire s’est immédiatement transportée sur les lieux pour procéder aux constatations et à l’interpellation. Sur place, les policiers ont constaté qu’A.Samb avait ingéré un médicament nocif pour sa santé, ce qui expliquait son état clinique dégradé.
L’examen clinique a confirmé qu’elle porte une grossesse mono-embryonnaire intra-utérine évolutive. Il s’agissait de sa deuxième grossesse. Elle s’était présentée à l’établissement sans carnet de santé ni bilan médical selon des sources de Seneweb.
Les aveux et le contexte
Interrogée par les enquêteurs, A.Samb a admis avoir volontairement pris des médicaments pour mettre fin à sa grossesse. Elle a précisé que l’auteur de la grossesse avait refusé de reconnaître sa paternité et de prendre ses responsabilités. Selon des témoignages recueillis sur place, elle aurait également subi des reproches répétés de sa mère au sujet de cette grossesse, une pression familiale qui aurait précipité son geste désespéré.
A. Samb a été placée en garde à vue pour tentative d’avortement. Le procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque, a été informé des faits et une enquête est ouverte
