Après plusieurs mois de préparation au centre de démobilisation de Mutobo, 214 personnes affiliées à des groupes armés, notamment des éléments des FDLR selon les autorités rwandaises, ont été officiellement réinsérées cette semaine dans la vie civile.
Durant leur prise en charge, les bénéficiaires ont suivi un programme de réinsertion fondé sur l’éducation civique, l’accompagnement social et la préparation au retour dans leurs communautés d’origine.
Selon la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), plus de 12 000 personnes ont été accompagnées depuis 2001 dans le cadre de ce dispositif national..
La question des FDLR, groupe armé constitué à l’origine d’anciens responsables et participants au génocide des Tutsi de 1994, installés depuis près de trente ans dans l’est de la RDC, demeure l’un des principaux enjeux sécuritaires mis en avant par Kigali, y compris dans les discussions diplomatiques récentes menées à Washington.
Pour la présidente de la RDRC, Valérie Nyirahabineza, la réussite du processus repose également sur l’adhésion des communautés appelées à accueillir les anciens combattants.
« Il est indispensable de préparer non seulement les familles, mais aussi les communautés dans leur ensemble à les accepter, sans continuer à les considérer uniquement comme des combattants. Dès lors qu’ils ont accepté de déposer les armes, nous devons leur accorder le bénéfice du doute », souligne-t-elle.
À l’issue de leur réinsertion, les anciens membres de groupes armés regagnent leurs villages d’origine. Plus de la moitié des personnes réinsérées cette semaine doivent ainsi rejoindre le district de Rubavu, à la frontière avec Goma.
