Lors d’une rencontre régionale organisée à Ziguinchor, les responsables de la coalition Diomaye‑Président ont remis l’unité au centre du débat. Message clair : face aux crises institutionnelles, socio‑économiques et au défi du Plan Casamance, seule la cohésion peut faire la différence.
Un appel à l’union derrière le « Plan Diomaye pour la Casamance »
La coalition se présente comme « ouverte et au service de la vulgarisation de l’action gouvernementale ». Son cheval de bataille local : le Plan Diomaye pour la Casamance, une réponse ciblée aux défis de la région. L’idée est de fédérer toutes les forces vives pour accélérer les projets et la stabilité dans le sud.
Clarification avec Pastef, mais tensions en toile de fond
Le Dr Jean‑Bernard Diatta a voulu dissiper les ambiguïtés : Bassirou Diomaye Faye reste membre de Pastef. « Il n’y a donc pas de rivalité, nous allons travailler main dans la main ».
Mais sur le terrain, le rapport avec Pastef reste tendu. Le parti s’oppose à toute évolution de la coalition au‑delà de son cadre initial, perçue comme une dilution de son influence. La nomination d’Al Amine Lo au poste de Premier ministre a poussé la coalition à réaffirmer son soutien au président, comme une ligne rouge face aux recompositions politiques.
Un socle élargi : 213 organisations mobilisées
Pour montrer sa solidité, la coalition dirigée par Dr Aminata Touré, superviseure générale, a publié une liste de 213 organisations ayant renouvelé ou confirmé leur engagement. Structures historiques + nouveaux soutiens, l’objectif est de prouver que la dynamique présidentielle reste opérationnelle et homogène.
Ziguinchor, terre d’accueil
La caravane « Diomaye Président » a été accueillie en grande pompe dans la capitale du Sud. Après Cap Skiring et Oussouye, des milliers de militants ont attendu jusqu’à 22h au check‑point d’entrée de Ziguinchor. Slogans « Ayé Ayé Sonko namonanioula », « Diomaye Président » : l’ambiance était à la mobilisation.
À Ziguinchor, la coalition Diomaye‑Président joue la carte de l’unité pour répondre aux crises et porter le Plan Casamance. Mais l’équilibre avec Pastef reste fragile, entre discours d’union et bras de fer silencieux.
