Un plaidoyer pour la création d’emplois des jeunes congolais, afin de lutter contre le chaumage massif, le manque d’accès au financement, l’absence de l’accompagnement technique, l’exclusion des grands marchés et la domination excessive des intérêts étrangers dans plusieurs secteurs stratégiques, a été mené par un député national élu de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo), lors d’une séance plénière axée sur l’examen du projet de loi sur le contenu local, a appris vendredi l’ACP de source parlementaire.
«Le contenu local est une exigence de souveraineté économique . Cette loi va-t-elle créé de l’emploi pour les jeunes congolais ou va-t-elle simplement créer des nouvelles structures administratives au profit desquelles se retrouvent quelques animateurs ? »,s’est interrogé le député élu de Lubumbashi, Jétrho Muyombi, soulignant que le peuple congolais est fatigué des réformes qui créent des bureaux, des directions, des commissions et des postes de responsabilité sans impact réel sur la vie de la population.
Selon lui, cette proposition de loi met beaucoup plus l’accent sur le contrôle, les obligations administratives ,les sanctions et le cadre institutionnel , mais reste insuffisamment silencieux sur le mécanisme complet de création d’emplois, le quota d’intégration des congolais , de mécanisme de financement des petites et moyennes entreprises (PME) nationales et les garanties de transfert effectif et technique.
Cet élu de Lubumbashi plaide pour que ce projet de loi forme les congolais ,finance les entrepreneurs nationaux ,impose des partenaires équilibrés ,garantisse la sous-traitance locale et permette aux entreprises congolaises de devenir réellement compétitives pour porter l’expertise nationale et renforcer la participation des congolais dans l’économie nationale.
Le projet de loi sur le contenu local en RDC, adopté par le gouvernement, instaure un cadre légal pour garantir la souveraineté économique et l’indépendance du pays et oblige les entreprises à intégrer l’expertise, la main-d’œuvre et le tissu industriel congolais dans les secteurs économiques majeurs, rappelle-t-on.
ACP/
