Des taxis-vélo stationnent le long de la chaussée dans la capitale alors que ces derniers ne sont pas autorisés à exercer une activité de transport de passagers. Plusieurs secteurs de la capitale se sont également transformés en lieux de stationnement pour ces moyens de transport, notamment à Anosy, Ambohidahy, Ankadimbahoaka, Isotry et Ampefiloha. D’autres conducteurs parviennent même à s’introduire à Analakely, malgré l’interdiction.
Pourtant, dans un communiqué publié ce week-end, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) rappelle que « les taxis-vélo, les cyclo-pousses et les tricycles ne sont pas autorisés à exercer une activité de transport de passagers sur le territoire de la CUA ». Conscients de cette interdiction, certains conducteurs tentent d’échapper aux contrôles. Ils surveillent les alentours et se dispersent dès qu’ils aperçoivent des policiers municipaux. D’autres roulent à vive allure pour éviter d’être interpellés.
« Je sais que je ne suis pas autorisé à exercer ici, mais nous surveillons les alentours et nous nous dispersons lorsque des policiers municipaux sont dans les parages », témoigne Tojo Rabefarihy, conducteur de taxi-vélo à Anosy. Il reconnaît également avoir une connaissance limitée du Code de la route : « Je conduis en fonction de mes connaissances élémentaires du Code de la route. »
La présence de ces taxis-vélo dans les zones très fréquentées du centre-ville pourrait perturber la circulation et augmenter les risques d’accident, notamment dans les secteurs où les véhicules circulent à grande vitesse. Comme tout usager de la route, leurs conducteurs sont tenus de respecter le Code de la route.
La municipalité rappelle ainsi que ces moyens de transport ne peuvent pas être utilisés pour le transport public de passagers dans la capitale.
Mialisoa Ida
