La guerre froide au sommet de l’État sort des coulisses. Un cadre de Pastef, présent lors des réunions de crise, brise l’omerta et raconte une scène qui glace : « J’ai vu Diomaye pleurer quand Sonko l’a confronté. Il lui a dit qu’il pouvait arrêter les attaques contre lui quand il le voulait… mais qu’il ne le faisait pas ».
Depuis novembre 2025, la tension entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est publique. Tout a explosé avec la restructuration de la coalition « Diomaye Président » : Diomaye remplace Aïda Mbodj, « Yayou Sonko », par Aminata Mimi Touré, que Sonko attaquait au Tera Meeting du 8 novembre. Pastef désavoue aussitôt la décision du chef de l’État.
Selon ce cadre qui a requis l’anonymat, la scène se déroule après la déclaration de Sonko du 10 juillet. Une rencontre de clarification est organisée au Palais, en présence d’El Malick Ndiaye, témoin du pacte fondateur scellé au Cap Manuel.
Pour ce cadre, la séquence montre que « le problème entre Diomaye et Sonko reste entier et va malheureusement continuer à polluer le parti et la gouvernance ».
Le député Sanou Dione avoue : « Des députés Pastef ont craqué quand la décision de Diomaye est tombée… Je suis meurtri de constater que Sonko et Diomaye se font la guerre pour que Aïda Mbodji dirige ou Mimi Touré dirige, deux figures marquantes du système que nous disions combattre ». Il conclut, amer : « Nos jeunes sont morts pour rien. J’ai les larmes aux yeux ».
Pour le cadre qui témoigne, le plus dur est ailleurs : « On a fait croire aux militants que Diomaye moy Sonko. Aujourd’hui, les deux se disputent le contrôle d’une coalition alors que le pays attend le changement ». Il révèle que lors de la crise, « il nous a été déclaré que c’est Abib Sy qui a été appelé au secours » et que « Sonko a dit à Diomaye : si j’étais président, je n’aurais pas toléré certaines choses ».
