Ce mardi 22 avril 2026, tous les regards seront braqués sur New York. L’ancien président Macky Sall passe son « Grand Oral » à l’ONU pour le poste de Secrétaire général. Une audition publique de 3 heures, retransmise en direct, qui fait vibrer Dakar « comme un match des Lions à la CAN ».
Ce n’est pas un vote, mais une évaluation publique des priorités, de l’expérience et de la capacité à diriger l’organisation. L’objectif : convaincre les 193 États membres que le Sénégalais peut succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève fin 2026.
Depuis l’annonce de sa candidature, validée par le Burundi auprès de l’Assemblée générale, la comparaison revient partout : « C’est la CAN diplomatique ». Sur les réseaux, les Sénégalais parlent de « match », de « mi-temps », de « stratégie ». Ibou Fall, dans une analyse sur ITV, file la métaphore : Macky Sall ne se lance pas au hasard, « il est très terre à terre, il a le sens pratique ». Et de rappeler : « Les Lions, c’est du travail, de la discipline. Ils ont affronté des situations comme le stade des Martyrs… parce qu’ils ont travaillé ». Sous-entendu : le candidat aussi.
Le parallèle ne s’arrête pas là. Quand les Lions jouaient la CAN, Macky Sall décrétait journée fériée et les élevait au rang d’Officier de l’Ordre national du Lion. Cette fois, c’est lui qui « mouille le maillot » devant la planète.
La candidature progresse : 41 États africains soutiennent officiellement Macky Sall, dont Rwanda, Éthiopie, Tanzanie et Ouganda annoncés début avril. Le Groupe africain de l’ONU l’a reçu à New York pour échanger sur ses orientations.
