L’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC), dirigée par Anta Babacar Ngom, prend position dans le débat autour de la Loi de finances rectificative (LFR). Dans un communiqué publié le 6 novembre, le parti met en garde contre les risques d’un affrontement entre les institutions et appelle les acteurs politiques à privilégier l’intérêt général.
Pour l’ARC, le Sénégal ne peut se permettre une crise institutionnelle dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés sociales et économiques. Le mouvement cite notamment la cherté de la vie, les inondations, le chômage, l’insécurité, les problèmes d’accès aux soins et les défis du système éducatif.
Le parti estime que le budget de l’État ne doit pas devenir un instrument de règlement de comptes politiques. Il rappelle que les préoccupations des Sénégalais doivent passer avant les intérêts partisans et les calculs politiques.
Toutefois, l’ARC considère que les interrogations soulevées autour de la sincérité des prévisions budgétaires, de la transparence et de l’accès à l’information doivent être examinées avec sérieux. Selon le mouvement, le rejet de la LFR ne doit pas constituer une impasse, mais plutôt ouvrir la voie à des solutions crédibles et adaptées aux besoins des populations.
Dans son communiqué, la formation politique insiste également sur le respect des principes de transparence, de responsabilité et de sincérité budgétaire, tout en rappelant la nécessité d’assurer la continuité de l’État.
Face à cette situation, l’ARC invite les différentes parties à faire preuve de responsabilité et à dépasser les logiques de confrontation. Le parti prévient que les conséquences d’un blocage institutionnel risquent de peser davantage sur les ménages, les jeunes, les femmes, les travailleurs et les populations les plus vulnérables.
Le mouvement interpelle par ailleurs le gouvernement sur ses responsabilités constitutionnelles pour garantir la continuité des services et des politiques publiques. À défaut d’un compromis, il demande au Premier ministre de recourir à l’article 86 de la Constitution en engageant la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale afin de faire adopter la Loi de finances rectificative.
Enfin, l’ARC réitère sa demande de dissolution de l’Assemblée nationale au 2 décembre 2026, date qu’elle présente comme correspondant à l’expiration du délai légal de l’institution. Une revendication que le parti affirme avoir déjà adressée au président de la République depuis le début de l’année.
