Le président français Emmanuel Macron a affirmé que l’Espagne avait été «victime d’une attaque» lors de l’arrivée massive d’environ 80 000 personnes du Maroc à Ceuta, le 30 juillet. Il a appelé les pays européens à se montrer solidaires avec Madrid et à intensifier leur coopération pour éviter de futurs incidents similaires.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez au palais de la Moncloa, Emmanuel Macron a précisé que «l’Espagne n’a pas organisé ce franchissement de frontière». Il a qualifié les événements d’«attaque aux multiples facettes», orchestrée via les réseaux sociaux incitant des milliers de personnes, y compris des mineurs, à risquer leur vie. Il a également déploré la mort de 141 personnes tentant de rejoindre l’Espagne.
Le président français a défendu la gestion de cette crise par le gouvernement de Pedro Sánchez et de noter le manque de solidarité de certains pays européens, allusion à l’Italie, soutenue par Madrid lors de la crise migratoire à Lampedusa.
Emmanuel Macron a salué les efforts mis en place, en collaboration avec les autorités marocaines, pour renvoyer vers leur pays d’origine les migrants actuellement présents à Ceuta. Il a rappelé que le travail «progresse bien» et qu’il doit se poursuivre.
Il a plaidé pour un renforcement de la coordination européenne en matière de sécurité et pour la mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile, visant à améliorer le contrôle des frontières de l’Union et à organiser les rapatriements. Emmanuel Macron a insisté sur l’importance de respecter la dignité humaine, considérant les approches simplistes et les accusations publiques comme inefficaces et «inappropriées».
