Face aux interrogations sur l’évolution du secteur énergétique au Sénégal, le directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, a apporté des éclaircissements sur les capacités de production et les perspectives du secteur.
Il intervenait lors d’un petit-déjeuner de presse organisé par le ministre de l’Énergie et du Pétrole.
Les échanges d’électricité avec les pays voisins
Le directeur général de la Senelec a notamment évoqué les échanges d’électricité avec la Gambie et la Guinée. Selon lui, ces échanges ne traduisent pas un recul du Sénégal dans le domaine énergétique.
« C’est un système d’échange », a-t-il expliqué, soulignant qu’un pays peut fournir ou recevoir de l’électricité selon ses besoins et les capacités disponibles dans le réseau régional.
Une demande nationale en hausse
Papa Toby Gaye a également insisté sur l’augmentation de la demande en électricité au Sénégal. Cette évolution nécessite, selon lui, des capacités de production suffisantes pour répondre aux périodes de forte consommation et garantir la stabilité du réseau.
Le défi du stockage de l’énergie solaire
Le potentiel solaire du Sénégal constitue également un atout important. Toutefois, la production solaire reste dépendante de l’ensoleillement.
L’électricité est principalement produite pendant la journée, alors que la consommation augmente fortement en soirée. Cette différence entre les périodes de production et de consommation rend nécessaire le développement de solutions de stockage.
L’objectif est de conserver l’énergie produite durant la journée afin de pouvoir l’utiliser au moment où la demande est plus forte.
Selon le directeur général de la Senelec, les évolutions technologiques dans le domaine du stockage offrent aujourd’hui de nouvelles perspectives, alors que son coût constituait auparavant une contrainte importante.
Le gaz parmi les leviers
Le gaz constitue également un autre levier pour renforcer les capacités de production et faire évoluer le mix énergétique du Sénégal.
Pour Papa Toby Gaye, la souveraineté énergétique repose ainsi sur plusieurs leviers : l’augmentation des capacités de production, le développement du gaz, les énergies renouvelables, le stockage et le renforcement des interconnexions avec les pays voisins.
