À New York, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, a reçu des représentants du polisario et leur a rappelé que « les bases d’une solution » existent déjà. Cet entretien a lieu à l’approche de la nouvelle échéance du Conseil de sécurité, dans le prolongement de la résolution 2797, qui a hissé l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine au cœur du processus politique.
L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a rencontré ce mercredi à New York une délégation du polisario, dans le cadre des consultations diplomatiques qui se poursuivent autour du dossier du Sahara marocain.
À l’issue de l’entretien, le responsable américain a publié une photographie de la rencontre sur son compte officiel de la plateforme X, accompagnée d’un message centré sur la situation des populations des camps de Tindouf et sur la nécessité d’avancer vers une issue politique. « Les réfugiés des camps de Tindouf attendent depuis 50 ans. Ils méritent de vraies options, pas une décennie de plus d’attente. Les bases d’une solution existent », a écrit Mike Waltz.
Par cette déclaration, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU insiste sur la durée du conflit et sur la nécessité de sortir du statu quo. La formule renvoie au cadre politique défendu à l’échelle internationale pour parvenir à un règlement définitif, à savoir l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de poursuite des efforts diplomatiques autour du processus onusien. Elle précède de quelques semaines l’examen annuel du dossier par le Conseil de sécurité, qui doit se prononcer fin octobre sur le renouvellement du mandat de la Minurso.
Le cadre fixé par le Conseil de sécurité
L’évolution récente du processus est notamment marquée par l’adoption de la résolution 2797 le 31 octobre 2025, qui a consacré l’initiative marocaine d’autonomie comme base des discussions en vue d’une solution politique. Le texte appelle les parties à avancer vers un règlement réaliste, pragmatique et durable, dans le cadre du processus conduit sous l’égide des Nations unies.
Washington, qui joue un rôle central dans les discussions du Conseil de sécurité sur ce dossier en tant que rédacteur principal des projets de résolution, continue pour sa part d’encourager les parties à reprendre le dialogue politique.
Plusieurs tours de consultations ont déjà réuni les acteurs concernés par le processus, notamment le Maroc, le Front séparatiste, l’Algérie et la Mauritanie. Ces échanges visent à relancer une dynamique de négociation après plusieurs années sans avancées substantielles.
La rencontre entre Mike Waltz et la délégation du polisario s’inscrit ainsi dans une phase diplomatique où les discussions portent sur les moyens de parvenir à une solution politique conforme aux paramètres définis par les Nations unies.
