C’est l’une des nominations les plus marquantes du nouveau gouvernement sous la houlette d’Al Amine Lô. Mame Coumba Diop, l’une des rares femmes à la tête du département de la Culture et des Arts, est la personne sur qui la communauté artistique compte pour des lendemains meilleurs. Née à Dakar, elle est issue de la communauté Lëbu. Elle n’est pas novice dans le milieu culturel, ayant fréquenté les plus belles fresques artistiques de Dakar et ses environs grâce à ses origines et aux rituels culturels.
Mame Coumba Diop est considérée comme une femme discrète, voire effacée, mais qui a réussi son pari en s’imposant à la tête d’un des départements les plus stratégiques et techniques du gouvernement. Après de brillantes études supérieures en France, elle est rentrée au bercail où elle a commencé à travailler dans le secteur privé, mettant en place sa propre structure. Elle a occupé un poste stratégique au sein de l’Agence américaine pour le développement (USAID), ce qui lui a permis d’avoir une parfaite maîtrise des coins et recoins du Sénégal, en occupant le département du Conseil supérieur de la gestion des ressources naturelles pendant une décennie.
Très engagée sur le développement local, Mame Coumba Diop a toujours mis en place les conditions nécessaires en faveur des jeunes et des femmes, avec des séries d’activités allant dans le sens du développement économique. Elle entre en politique au début des années 2000 avec sa propre formation politique, le Mouvement des citoyens indépendants. Elle gravit les échelons lentement mais sûrement, avec toujours un seul objectif : travailler au service de sa nation. Elle est conseillère municipale à la mairie de Dakar-Plateau et membre fondateur de la coalition Diomaye Président en 2024.
Interrogée par Seneweb sur ses nouvelles fonctions de ministre auprès du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, elle a déclaré que, selon elle, la culture est un véritable levier économique et que les priorités sont nombreuses. Ses ambitions majeures sont, d’abord, de poursuivre les travaux déjà mis en place et de satisfaire les acteurs et les professionnels de la culture et des arts.
