Après l’accord conclu entre Meta et plusieurs États américains, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme appelle à généraliser les mesures de protection des mineurs à l’ensemble des plateformes sociales.
Volker Türk estime que les nouvelles restrictions imposées à Instagram et Facebook constituent un pas dans la bonne direction, mais juge nécessaire d’aller plus loin. Selon lui, la sécurité des enfants doit être intégrée « dès la conception » des réseaux sociaux et ne peut pas reposer uniquement sur les parents ou les jeunes utilisateurs.
L’accord conclu cette semaine aux États-Unis prévoit notamment de fortes limitations pour les adolescents sur les plateformes de Meta. Le groupe doit également verser jusqu’à 17 milliards de dollars, auxquels s’ajoute un accord spécifique conclu avec le Texas, portant la facture totale à plus de 18 milliards de dollars.
Pour l’ONU, ces mesures ne doivent toutefois pas concerner uniquement Meta. Volker Türk appelle les gouvernements à établir des règles applicables à l’ensemble du secteur, notamment en matière de protection des données des mineurs et de ciblage publicitaire.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme recommande également d’interdire le microciblage commercial des enfants et de mieux encadrer les mécanismes susceptibles de favoriser l’addiction aux plateformes.
Le débat dépasse désormais les États-Unis. Dans l’Union européenne, Meta fait également l’objet d’enquêtes concernant les risques liés aux fonctionnalités jugées addictives de Facebook et Instagram, notamment pour les mineurs et les personnes vulnérables.
Pour l’ONU, l’enjeu est donc de passer d’une protection reposant sur des restrictions ponctuelles à une véritable sécurité intégrée au fonctionnement même des réseaux sociaux.
